Archives par étiquette : inégalité

Tous capables ou tous excellents ?

« Est-il possible d’imaginer une action pédagogique qui n’engendrerait aucune hiérarchie?» (André RAFFESTIN à propos d’un livre de Philippe Perrenoud)

Le concept d’excellence interroge le «tous capables» de l’Education nouvelle.
En effet, on peut se demander si «tous capables» signifie en fait quelque chose par rapport à l’excellence des apprenants.
On voit que cela dépend d’abord du sens qu’on donne à l’excellence, autrement dit du contexte dans lequel il est utilisé.
Il ressort du travail de Philippe Perrenoud que de toute façon, l’excellence est une construction : elle se fabrique, au quotidien, par un grand nombre de petites actions des enseignants, des élèves, des parents, des institutions scolaires. Continuer la lecture

Table ronde Lecture-Ecriture : réponses à 4 questions

TABLE RONDE ABLF Huy – nov 2002

QUESTION 1

1. Lorsque l’ABLF a été créée, dans les années 70, on pouvait imaginer fonder une association qui ne porte – comme son nom l’indique – que sur le seul apprentissage de la LECTURE. Les perspectives actuelles s’orientent vers la prise en considération de ce qu’on appelle la « littératie », englobant dans un même concept tout le rapport à l’écrit, celui du lecteur comme du scripteur. Est-ce une révolution ?

Lecture et écriture ?
Point de vue de Michel Simonis

Que les enfants et les ados lisent, cela ne pose aucun problème ni aux écoles, ni aux enseignants, ni à la société. Que les enfants et les ados écrivent, c’est plus problématique : où va-t-on si chacun se met à écrire, n’est plus seulement écriveur (voire piètre écriveur) mais « écrivain » ? Si chacun se met à prendre la plume, donc à prendre la parole par écrit, que va-t-on faire de tous ces écrits ? C’est la porte ouverte à toutes les protestations, à toutes les divergences… Continuer la lecture

Réponse à Nicolas Hirtt

A propos de
L’approche par compétences :
une mystification pédagogique

2009

La lecture de cet article est très intéressante. C’est une belle recherche, très documentée, comme peut les faire Nicolas Hirtt. mais elle appelle quelques remarques.

1.

a. A des considérations strictement vérifiables, aux sources clairement établies, il ajoute des considérations personnelles que parfois, comme dans l’exemple suivant, je peux considérer comme des dérapages. Continuer la lecture

De fautif à excellent

février 2015

Une école excellente…
Et qu’en penserait l’Education nouvelle ?

En lien probable avec celles des soufis, il existe au Canada une École de l’Excellence, une école musulmane trilingue, à Québec, Montcalm, près de la limite du quartier Saint-Sacrement (ça ne s’invente pas !), reconnue par le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec.
Elle offre « une scolarité où l’enseignement de la langue arabe est au coeur de la transmission des traditions et des valeurs musulmanes de dépassement de soi, de soif du savoir, de respect de soi et de son environnement.» « Ancrée dans la culture locale de la ville de Québec, l’enfant y est au centre de nos actions et de notre engagement dans le but de former un citoyen du monde responsable.» « Personnel compétent multiculturel originaire du Québec, du Moyen-orient et d’Afrique.» (http://ecoledelexcellence.ca/eex.php)

Ecole excellente ou élèves excellents ?

La question de l’évaluation des élèves est intimement connectée à celle de l’évaluation du système éducatif. Continuer la lecture

Apprentissage de la lecture, logopèdes et lecture fonctionnelle

Lettre envoyée le 5 juillet 2002 au Ligueur, Journal de la Ligue des Familles, au nom du GREF (1), suite à un article  paru dans ce Journal au sujet de l’apprentissage de la lecture.

Réponse au Ligueur

1. Qu’il y ait un problème dans les classes au sujet de l’apprentissage de la lecture, nous sommes les premiers, en PMS à nous en apercevoir et à nous en inquiéter.
Il est vrai qu’il y a TROP d’enfants qui pataugent dans l’apprentissage de la lecture. TROP, ce qui ne veut pas dire PLUS QU’AVANT. Aucune recherche sérieuse ne permet de dire qu’il y a plus d’enfants en difficulté d’apprentissage de la lecture maintenant qu’il y a 10 ou 20 ans. Mais il y en a trop et cela nous interpelle.

2. En rejeter la faute sur la méthode de lecture fonctionnelle comme l’ont fait les articles du Ligueur du 29 mai dernier, c’est simplificateur, facile, voire malhonnête. C’est regarder le problème par le petit bout de la lorgnette.
Car la question de la lecture déborde largement celle des méthodes. Continuer la lecture

VIVRE EN MARGE…, vivre dans la marge ?

A l’heure où la vie sociale s’organise de plus en plus sur la base des connaissances acquises et des savoirs de chacun, il devient urgent qu’une identité en termes de compétences soit reconnue à tous. Continuer la lecture