Archives par étiquette : organisation de l’école

Quarante propositions

(Suites aux grèves enseignantes de 196 en Belgique, les agents des Centres PMS de Liège ont élaboré un document avec 40 propositions à destination du Ministre de l’Education.)

Voici une réflexion à propos de ce document (dont hélas, je n’ai pas retrouvé de traces)
22 mars 1996

Utopiques !… Pourvu qu’elles le restent *, qu’elles restent à l’état de proposition, ne devenant surtout pas des dictats, des impositions…

L’école obligatoire l’est devenue parce que les classes dirigeantes – surtout les patrons – souhaitaient avoir affaire à des adultes – des travailleurs – « civilisés » au sens éthologiques du terme, emplis de civilités, capable de bien se tenir dans la société, nous dirions aujourd’hui des « citoyens ». Continuer la lecture

Choisir, repérer, noter, sélectionner ?

« Former et sélectionner dans un même lieu c’est empêcher d’instruire et apprendre.
Libérons l’école et la société de ce brouillage, de ce tri, de la sélection ». C’est une conviction que je partage avec l’Education nouvelle.

Mais il y a une différence entre repérer et sélectionner. Repérer les qualités, les ressources : rien à voir avec sélectionner ?

• « Choisir le meilleur candidat » n’est en rien contradictoire avec notre conviction du « tous capables ».
• Ce que j’appelle le repérage des compétences n’a rien à voir avec la sélection des compétence, même si les deux concepts semblent proches et sont très souvent confondus. Continuer la lecture

TRIPARTITION SOCIALE à L’ECOLE

 Article de Michel Simonis publié par l’AFAPMS (http://www.afapms.be) en décembre 2003 (voir http://www.afapms.be/index.php/publications)

Liberté, égalité, fraternité. Ce vieux machin a pris tout à coup un air de jeunesse quand je l’ai vu et entendu associé à cette idée – sans doute beaucoup plus géniale que l’on pense – de séparer trois domaines de la vie en société (séparer, non pour découper en tranches, mais pour enrichir et tonifier l’unité !).

« (Rudolf) Steiner observe que la liberté doit nécessairement présider à la vie de l’esprit pour que celle-ci réponde notamment au besoin d’évolution du corps social. Il voit dans l’égalité le principe qui doit naturellement s’imposer dans le domaine du droit et dont l’État a la responsabilité particulière. Il constate enfin la nécessité que la fraternité gouverne la vie économique étant donné la complète interdépendance (ou solidarité de fait) des acteurs dans cette sphère d’activité. Continuer la lecture